Depuis hier, jeudi 30 juillet, l’humanité a officiellement consommé toutes les ressources que la Terre est capable de régénérer en une année. C’est ce que l’on appelle le « Jour du dépassement », une date symbolique qui marque le moment où nous commençons à puiser dans les réserves de la planète.

Selon les calculs de l’ONG Global Footprint Network, l’humanité utilise aujourd’hui les ressources naturelles 73 % plus vite que les écosystèmes ne peuvent les renouveler. Autrement dit, notre mode de vie nécessiterait l’équivalent de 1,73 planète Terre.

Ce déséquilibre s’explique notamment par les émissions de CO₂, la surexploitation des forêts, la surpêche ou encore une consommation d’eau douce supérieure aux capacités de renouvellement de la nature.

À première vue, le fait que le Jour du dépassement tombe six jours plus tard qu’en 2025 pourrait sembler encourageant. En réalité, ce n’est pas le cas. Ce décalage s’explique principalement par une évolution de la méthode de calcul, qui prend désormais davantage en compte la capacité des océans à absorber le carbone.
Sans cette révision, la date aurait même été avancée de deux jours, preuve que la pression exercée sur les ressources naturelles continue d’augmenter.

Le constat est encore plus frappant à l’échelle des pays. Si toute la population mondiale consommait comme les Français, les ressources annuelles de la planète auraient été épuisées dès le 24 avril. À l’inverse, des pays comme le Honduras n’atteindront leur Jour du dépassement qu’à la fin du mois de novembre.

Depuis le début des années 1970, l’humanité vit chaque année au-dessus des capacités de régénération de la Terre. L’écart continue de se creuser, malgré une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux.