Quels seront les métiers les plus recherchés dans la fonction publique calédonienne dans cinq ou dix ans ? Quelles compétences seront disponibles sur le territoire ? Pour tenter de répondre à ces questions, le gouvernement lance un recensement des étudiants calédoniens engagés dans des études post-baccalauréat.
Cette enquête s’adresse aussi bien aux jeunes poursuivant leurs études sur le territoire qu’à ceux installés en métropole ou à l’étranger. L’objectif est de dresser un état des lieux des formations suivies, des compétences en cours d’acquisition et des aspirations professionnelles des futurs diplômés.
Pour l’exécutif, cette démarche constitue un outil de planification destiné à mieux anticiper les besoins de la fonction publique. Les résultats permettront notamment d’identifier les secteurs susceptibles de manquer de personnel qualifié dans les années à venir, mais aussi les domaines dans lesquels les compétences locales seront suffisamment représentées.
Le gouvernement entend ainsi adapter plus efficacement sa politique de recrutement et de formation, tout en accompagnant les évolutions des métiers publics. Face aux départs à la retraite attendus dans plusieurs administrations et à la transformation de certaines professions, la question du renouvellement des effectifs est devenue un enjeu majeur.
Au-delà des chiffres, cette consultation vise également à mieux comprendre les attentes des étudiants concernant leur avenir professionnel. Une meilleure connaissance de leurs projets pourrait permettre de renforcer les passerelles entre les parcours de formation et les besoins des services publics calédoniens.
Les étudiants concernés sont invités à répondre à un questionnaire en ligne accessible via un formulaire dédié. L’opération ne prend que quelques minutes et doit contribuer à offrir aux pouvoirs publics une vision plus précise des talents qui constitueront, demain, les forces vives de l’administration calédonienne.
Avec près de 22 000 agents publics, la fonction publique représente environ un emploi sur quatre en Nouvelle-Calédonie, contre moins d’un sur cinq en France. Un poids qui justifie l’anticipation des futurs besoins en recrutement et en compétences. et il y a de fortes chances qu’un étudiant qui remplit le questionnaire aujourd’hui soit celui qui traitera votre dossier demain.
