Un Nouméen de 51 ans a été condamné le 29 octobre à deux ans de prison avec sursis, assortis d’un suivi probatoire de trois ans, pour consultation habituelle, mise à disposition et détention d’images pédopornographiques. À son domicile, les policiers ont saisi 31 disques durs externes contenant plusieurs centaines de milliers de fichiers illicites.
L’enquête a commencé le 21 septembre, lors d’une opération de surveillance des réseaux de téléchargement menée par l’antenne locale de l’Office anti-cybercriminalité. Les enquêteurs ont repéré un utilisateur téléchargeant de très nombreux fichiers pédocriminels. Les investigations techniques ont permis de l’identifier, puis plusieurs opérations de veille ont confirmé ses agissements.
Interpellé le 27 octobre, l’homme a reconnu les faits. Selon le procureur, il a déclaré avoir commencé à télécharger ces contenus en 2000 et reconnu une attirance pour des fillettes de 6 à 15 ans.
L’expertise psychiatrique réalisée pendant sa garde à vue n’a pas retenu de trouble ayant aboli son discernement ou entravé le contrôle de ses actes. Elle a préconisé une injonction de soins.
Sans antécédent judiciaire, le quinquagénaire a été présenté au parquet dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il a accepté la peine proposée, ensuite homologuée par un juge.
Il n’a pas été incarcéré, mais doit suivre des soins et travailler ou se former pendant ses trois ans de probation. Tout contact avec des mineurs, toute activité impliquant leur contact habituel et l’accès aux établissements scolaires ou à leurs abords lui sont interdits. Il ne peut quitter le territoire sans autorisation judiciaire. Ces mesures sont immédiatement applicables.
Le parquet rappelle que ces infractions sont passibles de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende. La peine encourue peut atteindre sept ans de prison en cas de diffusion sur un réseau de communication électronique.
Derrière ces fichiers, il y a des enfants victimes de violences sexuelles. Le procureur souligne que les téléchargements contribuent à alimenter la production de ces images, notamment par des réseaux criminels organisés.
