Alors que les violences visant les arbitres se multiplient depuis le début de la saison de Super Ligue, la Fédération calédonienne de football a décidé de durcir le ton. Réunie en commission de discipline, la FCF a prononcé plusieurs sanctions lourdes, dont une suspension de sept ans après une agression physique sur un officiel.
La Fédération veut envoyer un signal fort. Dans un communiqué publié vendredi, la commission fédérale de discipline revient sur plusieurs incidents survenus ces dernières semaines lors de rencontres de Super Ligue, marquées par des insultes, menaces et agressions envers des arbitres.
La sanction la plus sévère concerne le club d’Horizon Patho. Un joueur reconnu coupable d’avoir agressé physiquement l’arbitre central d’une rencontre écope d’une suspension ferme de sept ans. Durant les quatre premières années, toute activité liée au football lui sera interdite. La FCF précise que les trois années suivantes ne pourraient permettre qu’un éventuel retour encadré dans des fonctions d’arbitrage, sous réserve de suivre les formations fédérales imposées.
Dans cette même affaire, deux autres joueurs sont suspendus quatre matchs fermes pour insultes envers l’arbitre central. Le club reçoit également une pénalité disciplinaire de cinq points.
Autre dossier examiné : celui du CA Saint-Louis. Un joueur a été sanctionné de neuf matchs fermes, dont un automatique, pour insultes et menaces caractérisées envers un arbitre assistant.
La fédération rappelle que toute forme d’agression ou d’intimidation envers les officiels est « totalement inacceptable » et insiste sur le rôle essentiel des arbitres dans le bon déroulement des compétitions.
Elle souligne également que les arbitres sont considérés comme chargés d’une mission de service public au regard du Code pénal, exposant les auteurs de violences à des sanctions aggravées.
À travers cette série de décisions, la FCF affiche sa volonté de protéger le corps arbitral et de restaurer un climat plus serein autour des terrains de football calédoniens.
