Un cœur une voix a fait part, dans un communiqué publié jeudi après le vote des députés à l’Assemblée nationale, de sa profonde déception malgré l’intégration des natifs dans le corps électoral provincial. Un résultat jugé insuffisant par le collectif, qui milite depuis plusieurs années pour une ouverture plus large des listes électorales.
Si l’association reconnaît une avancée avec la réintégration des natifs, elle estime que des milliers de Calédoniens demeurent toujours exclus du processus démocratique. « C’était un minimum », souligne le communiqué, qui évoque également « une injustice historique » concernant plus de 27 000 personnes toujours privées de vote aux provinciales.
Le mouvement présidé par Raphaël Romano critique sévèrement la position adoptée par une partie des parlementaires, accusés d’avoir privilégié des considérations politiques au détriment des principes républicains. L’association déplore notamment le rejet de l’amendement du gouvernement visant à inclure les conjoints de citoyens calédoniens dans le corps électoral, malgré leur intégration « à notre société, à nos familles et à notre destin commun ».
Pour Un cœur une voix, ce vote marque une nouvelle étape dans ce qu’elle considère comme une rupture du principe d’égalité entre citoyens français. Le collectif annonce d’ores et déjà des recours contre le décret de convocation des électeurs et assure vouloir poursuivre son action dans les mois à venir.
« Ni les calculs politiques, ni les pressions, ni la peur, ne pourront jamais justifier une telle infamie démocratique », conclut le communiqué.
