Le gouvernement prépare un nouveau plan stratégique jeunesse pour la période 2026-2034. Pensé autour de douze axes prioritaires, ce projet ambitionne de replacer les jeunes au cœur des politiques publiques, avec une approche axée sur la proximité, l’insertion, la prévention et la participation citoyenne.
Ce futur dispositif, qui doit succéder au plan jeunesse 2019-2025, entend répondre aux difficultés identifiées ces dernières années : inégalités territoriales, manque de coordination entre institutions, décrochage social ou encore difficulté d’accès aux dispositifs d’accompagnement.
Le texte propose ainsi une approche plus transversale de la jeunesse, en prenant en compte l’ensemble du parcours de vie des jeunes Calédoniens. L’objectif affiché est de ne plus traiter séparément les questions d’éducation, de santé, d’emploi ou de culture, mais de construire un accompagnement global autour du jeune, de sa famille et de son environnement social et culturel.
Douze axes stratégiques structurent ce futur plan, parmi lesquels la réussite éducative, l’insertion professionnelle, la gouvernance, la santé, l’inclusion, le numérique ou encore l’environnement.
Le gouvernement affirme notamment vouloir restaurer le sentiment d’appartenance et renforcer l’estime de soi chez les jeunes. Le document évoque une meilleure valorisation des pratiques culturelles locales et du rôle des aînés dans la transmission, avec l’ambition de recréer du lien entre générations et de renforcer la cohésion sociale.
Le plan privilégie également une logique de prévention et de proximité. Médiation par les pairs, soutien aux initiatives citoyennes, création de « Maisons Communes » ou encore développement d’espaces d’échange doivent permettre de lutter contre l’isolement, les addictions et les violences du quotidien.
Sur le volet insertion, le texte mise sur l’autonomisation des jeunes à travers l’accompagnement vers l’emploi, la formation, la mobilité ou encore l’économie sociale et solidaire. Il prévoit aussi des actions contre l’illettrisme et l’innumérisme, ainsi que le développement des contrats d’expérience jeunes (CEJ).
Le futur plan jeunesse entend enfin renforcer l’ancrage territorial des politiques publiques avec la création de 33 conseils locaux de jeunes d’ici 2030. Ces structures auraient pour mission d’adapter les actions aux réalités de chaque commune et de favoriser une participation plus directe des jeunes à la vie démocratique locale.
Entre ambitions affichées et réalités du terrain, le futur plan jeunesse sera attendu, comme bien d’autres, sur sa capacité à produire des résultats concrets.
