Pendant longtemps, le caillou est resté relativement hermétique au phénomène des influenceurs. Mais avec l’explosion de TikTok et Instagram, le territoire a vu désormais émerger sa propre génération de créateurs de contenu. Humour local, lifestyle, vidéos du quotidien ou engagement personnel : ces nouveaux visages attirent des milliers d’abonnés… et l’intérêt grandissant des commerces calédoniens.
Des profils comme Laura NC ont ouvert la voie avec un humour très calédonien, basé sur les expressions locales, les habitudes du territoire et les petites scènes du quotidien que tout le monde reconnaît ici. Son succès sur TikTok a été fulgurant, au point d’en faire aujourd’hui l’un des visages les plus connus des réseaux locaux.
À l’opposé, Aerie Wuhrlin, alias Miss Fortune, s’est imposée avec un univers beaucoup plus personnel et engagé. Révélée pendant le confinement, elle mêle humour, souvent noir, lifestyle, looks assumés, coups de gueule et prises de parole sans filtre autour de la santé mentale ou encore de la communauté LGBT. Une influence plus libre, parfois provocatrice, qui tranche avec les codes plus classiques des réseaux sociaux et lui a permis de fédérer une communauté particulièrement fidèle.
La famille Lodier incarne encore un autre style. Installés en Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs années, Julie et Anthony Lodier ont développé leur communauté autour de la vie de famille, des sorties et du quotidien sur le territoire à travers des vidéos très “vie au paradis”. Eux préfèrent d’ailleurs parler de “créateurs de contenu” plutôt que d’influenceurs, avec une approche davantage tournée vers le partage que vers la publicité classique.
Et puis il y a Machoux, figure montante des réseaux locaux, davantage orientée vers le divertissement, les vidéos décalées, la musique ou les lives TikTok. Entre danse, humour, vlogs et contenus musicaux, il incarne une génération plus spontanée et ultra connectée. Il utilise régulièrement sa notoriété pour organiser des collectes solidaires et venir en aide à des familles sinistrées.
Aujourd’hui, le lagon, les roulottes, les week-ends en tribu ou même les embouteillages de Nouméa deviennent du contenu à part entière. Petits commerces, restaurants, boutiques ou grandes enseignes n’hésitent plus à miser sur ces nouveaux visages pour promouvoir leurs produits et leurs services.
Reste maintenant à savoir si cette nouvelle forme de communication influence réellement les habitudes de consommation des Calédoniens… ou si elle sert surtout à divertir et faire réagir sur les réseaux sociaux.
On en a certainement oublié beaucoup. N’hésitez pas à vous faire connaître dans les commentaires.
