À l’issue de la réunion organisée ce jeudi avec l’État, le FLNKS a pris acte de la tenue envisagée des élections provinciales le 28 juin, tout en dénonçant fermement la volonté du gouvernement d’ouvrir le corps électoral aux natifs et aux conjoints sans accord politique global.

Le FLNKS a réagi aux annonces faites lors d’une visioconférence organisée avec l’État concernant les prochaines élections provinciales en Nouvelle-Calédonie.

Le mouvement indépendantiste indique prendre acte de la tenue envisagée des élections provinciales le 28 juin prochain. Mais il dénonce dans le même temps « la volonté de l’État de passer en force » sur l’ouverture du corps électoral provincial, évoquée à travers l’inscription des natifs et des conjoints.

Le FLNKS estime que cette évolution, qualifiée par l’État de « réajustement » du corps électoral, ne peut intervenir « en dehors de tout accord politique global ». Le mouvement rappelle que le corps électoral provincial est, selon lui, « au cœur de l’Accord de Nouméa et du processus de décolonisation juridiquement garanti par la Constitution ».

Le corps électoral n’est pas négociable, affirme également le FLNKS, qui assure qu’il « ne laissera pas l’État remettre en cause les engagements historiques pris envers le peuple kanak ».

Le mouvement rejette ainsi toute « décision unilatérale » et tout « passage en force », appelant au respect des accords conclus autour de l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

Cette réforme du corps électoral pourrait être portée à Paris via un projet de loi organique afin de permettre la participation des natifs et des conjoints aux élections provinciales. Le texte devrait toutefois être examiné puis voté par le Parlement avant toute mise en œuvre.

Du côté des mouvements loyalistes, plusieurs responsables voient dans cette ouverture une première avancée, certains continuant toutefois de défendre un dégel plus large du corps électoral.