Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a réagi dans un communiqué à la mission « V.O.I.C.E 2030 », actuellement en cours au Vanuatu.
Organisé du 4 au 7 mai à Port-Vila à l’initiative du ministère du Commerce vanuatais, cet événement est présenté comme une opération visant à renforcer les échanges économiques entre les deux territoires. Une initiative qui intervient dans un contexte déjà marqué par des interrogations sur la nature et la composition de la délégation néo-calédonienne présente sur place, conduite par Christian Tein.
Dans ce communiqué, l’exécutif calédonien rappelle un principe institutionnel fondamental : conformément à la loi organique,
Seul le président du gouvernement est habilité à représenter la Nouvelle-Calédonie à l’extérieur. Or, souligne le gouvernement, aucune invitation officielle n’a été adressée ni au président Alcide Ponga, ni au membre du gouvernement en charge de l’économie et du commerce extérieur.
En conséquence, le gouvernement précise que la délégation actuellement présente à Port-Vila ne peut en aucun cas être considérée comme une délégation officielle. Les participants, y compris ceux exerçant par ailleurs des fonctions au sein de l’exécutif, n’y interviennent pas en qualité institutionnelle.
Tout en réaffirmant son attachement au développement des coopérations régionales, notamment économiques, le gouvernement estime qu’une préparation conjointe de cet événement, dans le respect des cadres et usages, aurait permis d’en garantir une meilleure cohérence et efficacité.
Dans ce contexte, le membre du gouvernement en charge de l’économie et du commerce extérieur, Christopher Gygès, annonce la suspension des travaux en cours avec le Vanuatu relatifs à un accord de coopération commerciale.
Il met en cause le choix des autorités vanuataises de privilégier des échanges avec le FLNKS plutôt qu’avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, évoquant un manque de respect qui, selon lui, ne peut rester sans réponse.
Du côté de l’État, le constat est similaire. Dans une communication officielle, il est précisé qu’aucune invitation n’a été adressée au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, pourtant seule autorité compétente en matière de politique commerciale et de coopération bilatérale dans la région.
Par l’intermédiaire de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, l’État indique avoir rappelé aux autorités du Vanuatu la nécessité de passer par l’exécutif calédonien pour constituer une délégation officielle. À ce jour, aucune démarche n’aurait été engagée en ce sens.
En conséquence, l’État souligne que la délégation actuellement présente à Port-Vila ne peut être considérée comme officielle. Dans ce contexte, l’ambassadeur de France au Vanuatu ne participera à aucun des événements liés à cette mission.
