Début juin, le gouvernement annonçait la suspension des nouveaux tarifs de la DAVAR pour éviter d’alourdir les charges des entreprises. Vingt-quatre heures plus tard, l’administration confirmait pourtant leur entrée en vigueur au 1er août. Un nouvel épisode qui relance le débat sur la lutte contre la vie chère.

Début juin, nous révélions déjà l’inquiétude des importateurs face à cette réforme. En cause : la création de nouveaux frais administratifs pour de nombreuses démarches liées à l’importation de marchandises. Pour les professionnels, ces coûts supplémentaires finissent toujours par se répercuter sur les prix payés par les consommateurs.

Face à la contestation, Christopher Gygès a annoncé, le 23 juin, avoir demandé à la DAVAR de suspendre la réforme et de maintenir le dispositif actuel, le temps d’un réexamen. Mais, dès le lendemain, un courriel adressé aux opérateurs économiques confirmait malgré tout l’application des nouveaux tarifs à compter du 1er août. Un décalage qui entretient la confusion entre le message politique et les consignes adressées aux professionnels.

Résultat : les entreprises ne savent plus quelle décision s’applique réellement.

Au-delà de cette nouvelle tarification, plusieurs acteurs économiques dénoncent une accumulation de contraintes administratives. Ils pointent également le renforcement des contrôles sur le marquage en français de certains produits importés, estimant que ces exigences compliquent les importations alors même que le gouvernement affiche sa volonté de développer les échanges avec les pays de la région.

Cette séquence intervient alors que la lutte contre la vie chère s’est imposée comme l’un des thèmes majeurs de la campagne des élections provinciales. De nombreux candidats promettent de simplifier les normes et d’alléger les charges des entreprises afin de faire baisser les prix.

Pour les organisations économiques, toute nouvelle taxe, redevance ou obligation administrative finit par être intégrée au coût des produits. Et, au bout de la chaîne, c’est toujours le consommateur qui paie.

Reste désormais à savoir si les nouveaux tarifs seront effectivement suspendus, comme l’a demandé Christopher Gygès, ou s’ils entreront bien en vigueur le 1er août, comme l’indique toujours la communication adressée aux professionnels.