Alors que le gouvernement multiplie les annonces sur la lutte contre la vie chère, une nouvelle mesure fait déjà grincer des dents chez les importateurs.

Publié au Journal officiel le 6 mai dernier, un arrêté adopté par le gouvernement instaure une nouvelle grille tarifaire pour les actes administratifs et les inspections réalisées par le Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (SIVAP). Son entrée en vigueur est prévue à la fin du mois de juillet.

Sur le terrain, plusieurs professionnels s’interrogent sur l’impact réel de cette nouvelle tarification dans un contexte où les coûts d’importation restent déjà particulièrement élevés.

« On nous parle de vie chère, mais on ajoute encore des frais supplémentaires à ceux qui importent des marchandises », regrette un chef d’entreprise spécialisé dans les produits alimentaires.
« Le fret aérien nous coûte déjà une fortune. Aujourd’hui, chaque nouvelle taxe, chaque nouvelle formalité ou inspection finit par se retrouver dans le prix payé par le consommateur. »

Le texte prévoit notamment des frais pour les autorisations d’importation et d’exportation, les permis sanitaires, les certificats ainsi que différentes prestations d’inspection. À titre d’exemple, les contrôles de fruits et légumes, de plantes vivantes ou de fleurs fraîches importés seront facturés 10 000 francs CFP par déclaration d’importation.

Pris isolément, ces montants peuvent sembler limités. Mais pour les professionnels, c’est leur accumulation qui pose problème. Entre le fret aérien, les frais de douane, les assurances, les contraintes réglementaires et désormais cette nouvelle grille tarifaire, chaque étape alourdit un peu plus la facture.

« Les entreprises n’ont plus beaucoup de marge de manœuvre. Quand les coûts augmentent à tous les niveaux, il devient très difficile de les absorber. À la fin, ce sont forcément les clients qui paient », estime ce commerçant.

La mesure est présentée comme une simple actualisation tarifaire. Mais pour les professionnels concernés, c’est une charge de plus dans une chaîne d’importation déjà sous pression, avec une conséquence bien connue : à la fin, c’est souvent le consommateur qui paie.