Le Gouvernement a validé plusieurs mises à jour importantes dans différentes branches professionnelles. Ces décisions visent à adapter les salaires et certaines règles du travail à une réalité économique qui a évolué depuis les dernières grilles, établies pour la plupart en 2023.
Dans les hôtels, bars, cafés et restaurants, un avenant signé fin 2025 permet de remettre à niveau les salaires sans modifier l’organisation globale des emplois. Concrètement, pour les niveaux les plus bas, les anciens montants sont remplacés par une référence directe au SMG (salaire minimum garanti). L’objectif est clair : éviter que les premières marches de la grille soient en décalage avec le niveau de vie actuel.
La même logique s’applique dans les secteurs de la coiffure et de l’esthétique. Là aussi, les grilles salariales sont actualisées sans être entièrement refondues. Les coefficients les plus bas sont désormais alignés sur le SMG, même si le détail des échelons concernés varie légèrement d’une branche à l’autre.
Dans l’industrie, la mise à jour est plus ciblée. Elle concerne certaines activités spécifiques, hors sidérurgie et métallurgie des métaux non ferreux, et porte principalement sur les premiers niveaux de qualification. Les trois échelons du niveau I ainsi que le premier échelon du niveau II ont été ajustés, avec une attention particulière portée à la protection des salariés les moins rémunérés.
Le secteur des transports routiers évolue de manière plus structurelle. La classification des emplois a été revue pour être plus lisible, avec l’introduction des termes « débutant », « expérimenté » et « confirmé ». Les références aux diplômes ont également été mises à jour pour correspondre aux cadres actuels de certification, et plusieurs notions ont été clarifiées afin de simplifier la lecture de la convention collective.
Enfin, dans les exploitations agricoles, les changements s’inscrivent dans un calendrier progressif d’alignement du salaire minimum agricole (SMAG) sur le SMG. La valeur du point est fixée à 866 francs depuis le 1er janvier 2026, et doit passer à 878 francs à compter du 1er juillet 2026.
Ces différents avenants, désormais étendus, s’appliquent à l’ensemble des employeurs concernés. Sans bouleverser les structures existantes, ils traduisent une volonté d’ajuster progressivement les salaires les plus bas et de mettre à jour les règles du travail pour mieux correspondre aux réalités économiques actuelles du territoire.
