La fraîcheur a joué les prolongations en Nouvelle-Calédonie. Septembre 2026 a été le mois de septembre le plus frais depuis 32 ans, avec des pluies largement insuffisantes. Dans le nord-ouest de la Grande Terre, la sécheresse s’installe.

Si vous avez gardé la petite laine à portée de main en septembre, ce n’était pas qu’une impression. Selon le bilan mensuel de Météo-France, la température moyenne du pays s’est établie à 20,2 °C, soit un degré sous les normales de saison. Il faut remonter à 1994 pour retrouver un mois de septembre aussi frais.

Les nuits ont été particulièrement fraîches.

À Hapetra, sur Lifou, le thermomètre est descendu à 6,4 °C les 7 et 8 septembre. Six stations, notamment à Tadine, Bouraké et Pouébo, ont enregistré leur moyenne mensuelle des températures minimales la plus basse jamais mesurée pour un mois de septembre.

Cette fraîcheur s’explique en partie par un puissant anticyclone installé sur la mer de Tasman, favorisé par le contexte El Niño. Il a entretenu un flux de sud soutenu pendant une grande partie du mois.

La pluie manque, surtout dans le Nord.

Septembre a aussi été très sec. Avec seulement 20 mm de pluie en moyenne sur le pays, le déficit atteint 64 % par rapport aux normales. Le mois se classe au neuvième rang des mois de septembre les plus secs depuis 1955.

Le manque d’eau est particulièrement marqué dans le nord-ouest de la Grande Terre, désormais touché par une sécheresse sur les six derniers mois. À Ouégoa et à Gomen, les cumuls sont restés sous les 5 mm pour le deuxième mois consécutif. En deux mois, ces stations n’ont reçu qu’environ 6 à 7 mm de pluie.

Quelques secteurs ont toutefois échappé à ce bilan déficitaire, comme Poya, où les précipitations ont dépassé la moyenne habituelle.

De fortes pluies, mais très localisées.

Les fortes pluies de fin septembre ont surtout arrosé le sud-est de la Grande Terre, la région de Poindimié et, localement, Lifou. À Goro, elles ont été particulièrement abondantes, sans compenser le manque d’eau à l’échelle du territoire.

L’essentiel du mois est resté sec et largement ensoleillé, avec des alizés plus présents qu’habituellement et de fortes rafales dans l’extrême Nord.

Cette fraîcheur calédonienne contraste avec le bilan mondial : septembre 2026 a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré depuis 1940. Autour de la Nouvelle-Calédonie, l’océan est pourtant resté légèrement plus frais que la normale.