Des voitures à prix cassés, du matériel industriel et des équipements saisis : la vente aux enchères organisée le 22 avril à Ducos promet d’attirer autant les curieux que les professionnels. Avec près de 130 lots au catalogue, entre bonnes affaires et risques bien réels, les véhicules devraient concentrer l’essentiel de l’attention.

Mais ce sont surtout les voitures qui retiennent déjà l’attention. Une large partie du parc provient de la fourrière, avec des mises à prix parfois dérisoires :

15 000 francs pour une Renault Clio, 20 000 francs pour un Suzuki Grand Vitara ou une Peugeot 107, 30 000 francs pour une Volkswagen Polo, 40 000 francs pour une Peugeot 206, ou encore 50 000 francs pour un Mitsubishi Pajero .
Dans la même veine, une Citroën Berlingo est affichée à 15 000 francs, une Hyundai Getz à 40 000 francs, une Renault Mégane à 50 000 francs ou encore une Peugeot 207 cabriolet à 55 000 francs.

Des prix qui peuvent séduire, mais qui cachent souvent une réalité bien moins reluisante : démarrage au booster, pannes mécaniques, carrosseries abîmées ou éléments manquants. Ici, on est clairement sur du véhicule à remettre en état… ou à démonter .

Pour ceux qui cherchent un modèle plus exploitable, quelques véhicules sortent du lot.

Un Mitsubishi Sportero est proposé à 130 000 francs, un Jeep Grand Cherokee à 140 000 francs, avec un état annoncé plus correct. Et surtout, un Ford Ranger de 2020, en bon état général, affiche une mise à prix de 950 000 francs, ciblant un public bien différent .

Derrière cette vente, un contexte particulier. L’opération est menée dans les locaux d’ICE NC à Ducos par Maître Xavier Lombardo, et regroupe des biens issus à la fois du Domaine et de liquidations judiciaires, notamment celles des sociétés CALI et Ingénierie Centrales Énergétiques NC. Une origine qui explique la diversité, et parfois l’état, des biens proposés .

Le reste du catalogue confirme cette impression de “grand déstockage”. Mobilier de bureau, matériel informatique, serveurs, outils techniques, machines industrielles… jusqu’à un centre de découpe numérique affiché à 900 000 francs. De quoi attirer aussi bien les entreprises que les bricoleurs avertis.


Avant de lever la main, un passage par les visites s’impose. Elles sont organisées la veille sur plusieurs sites, notamment à la fourrière et chez Locabox, puis le matin même sur le lieu de la vente. La règle est simple : tout est vendu en l’état, sans garantie. Ce que vous voyez… est exactement ce que vous achetez

Côté conditions : chèque de garantie obligatoire pour s’inscrire, paiement comptant et enlèvement rapide des lots. À cela s’ajoutent 9,54 % de frais, TGC incluse. Pour les véhicules de fourrière, des frais supplémentaires peuvent aussi s’appliquer.

Dans un contexte où la débrouille et la seconde main prennent de plus en plus de place, cette vente pourrait bien faire le plein. Reste à savoir qui repartira avec la bonne affaire…

➡️ Catalogue de la vente aux enchères publiques