Trois jeunes hommes seront présentés en comparution immédiate ce mardi 24 février à 8 heures devant le tribunal de Nouméa, pour des faits de violences aggravées commis le 11 février dernier au domicile d’une famille du quartier de Kaméré.
Rappel des faits
Ce soir-là, vers 18h30, quatre individus en état d’ivresse circulent route des Trois-Baies. Sur leur passage, ils s’en prennent à plusieurs boîtes aux lettres, puis au portail d’une habitation, qui cède sous un coup de pied.
La belle-fille du propriétaire sort alors pour demander des explications. Elle est immédiatement prise à partie, insultée et mise en difficulté. Son compagnon intervient pour la protéger, mais reçoit un violent coup de pierre à la tête. Il chute et perd connaissance.
La mère de ce dernier, venue s’interposer, est à son tour frappée à la tête. Le propriétaire de l’habitation est violemment touché à l’aide d’une enceinte portable, tandis que la belle-fille est frappée au visage.
Les agresseurs prennent la fuite en direction du secteur de Logicoop, tout en restant à distance pour observer l’arrivée des secours.
L’enquête, menée par le service territorial de police judiciaire de Nouméa, permet rapidement d’identifier quatre suspects grâce à des témoignages, des reconnaissances photographiques et des éléments techniques. Le 19 février à 6 heures, une opération coordonnée mobilisant le STPJ, la brigade anticriminalité et le RAID aboutit à l’interpellation des quatre individus.
Placés en garde à vue, trois jeunes âgés de 19 ans reconnaissent leur participation aux faits. Le quatrième est mis hors de cause. Les certificats médicaux font état d’incapacités totales de travail de cinq jours pour deux victimes, sept jours pour une troisième et de vingt-et-un jours pour le père de famille.
Dans cette affaire, un des suspects, considéré comme l’auteur des violences les plus graves, a été placé en détention provisoire. Les deux autres ont été laissés libres sous contrôle judiciaire.
Les victimes affirment également avoir été insultées en raison de leur origine. Le parquet dénonce des violences graves et assure qu’une réponse judiciaire ferme sera apportée.

