Des capitaux pour les entreprises et des moyens pour relancer le tourisme. Lors du sommet Choose Outre-mer, organisé le 1er octobre à la Banque de France, à Paris, l’État a annoncé deux dispositifs destinés à soutenir l’économie calédonienne. Les premières interventions sont attendues d’ici la fin de l’année.
Le principal volet est une enveloppe de 13 millions d’euros, soit environ 1,55 milliard de francs sur cinq ans, dédiée aux entreprises calédoniennes au sein du fonds Outre-mer One. Entièrement financée par l’État, elle sera gérée par la société indépendante INCO Ventures, spécialisée dans le financement et l’accompagnement d’entreprises à impact social ou environnemental.
Ce fonds doit apporter des capitaux aux entreprises qui démarrent ou souhaitent développer leur activité. Il pourra entrer dans leur capital ou mobiliser des financements assimilés à des fonds propres. Les projets soutenus devront associer développement économique et objectifs sociaux ou environnementaux. Parmi les secteurs cités figurent l’économie bleue, l’agroalimentaire et les nouvelles technologies.
Les premiers investissements sont attendus d’ici fin 2026. Le communiqué du Haut-commissariat ne précise toutefois ni les entreprises concernées ni les démarches pour solliciter ces financements.
Le second volet concerne le tourisme. L’État a signé avec Atout France une convention de 3,5 millions d’euros, soit environ 418 millions de francs, pour accompagner la filière. Cette somme doit permettre de soutenir des projets à travers des appels à manifestation d’intérêt, de mieux organiser le secteur et de promouvoir la destination à l’international.
Atout France conduira ces actions avec la Nouvelle-Calédonie, les trois provinces, les établissements publics concernés et les professionnels du tourisme. Les premiers travaux doivent être engagés avant la fin de l’année.
Ces annonces s’inscrivent dans le Pacte de refondation économique et social destiné à accompagner le redressement du territoire jusqu’en 2030. Pour les professionnels, leur portée se mesurera aux projets effectivement financés, à l’activité générée et aux emplois créés ou préservés.
Photo : gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

