La province Sud et la Ville de Nouméa ont réagi officiellement après l’attaque mortelle de requin survenue dimanche 22 février 2026 au large de Nouméa, qui a coûté la vie à un homme. Dans un communiqué commun, les deux collectivités expriment leur profonde tristesse et adressent leurs condoléances à la famille et aux proches de la victime.

Ce drame marque un tournant. Il s’agit de la deuxième attaque mortelle recensée depuis le début de l’année en Nouvelle-Calédonie, et surtout de la première à proximité immédiate des plages de Nouméa depuis 2023. Un événement qui ravive les inquiétudes autour du risque requin, dans un contexte où plusieurs attaques ont également été signalées récemment en Australie.

Les autorités rappellent que depuis plusieurs années, un Plan de Réduction du Risque Requin est déployé conjointement par la province Sud, la Ville de Nouméa, l’État, le gouvernement et le Port autonome.

Ce dispositif repose sur plusieurs leviers : surveillance des zones de baignade, installation de barrières de protection, campagnes de sensibilisation et prélèvements ciblés de requins tigres et bouledogues.

Ces campagnes avaient toutefois été suspendues en 2023 à la suite d’une décision du tribunal administratif de Nouméa, saisi par une association environnementale.
Depuis, aucune attaque mortelle n’avait été enregistrée et les collectivités estimaient que les mesures en place permettaient de maintenir un niveau de sécurité satisfaisant.

Mais l’attaque du 22 février change la donne. Face à la gravité de la situation, la province Sud et la Ville de Nouméa annoncent la reprise immédiate de campagnes ciblées de prélèvement de requins tigres et bouledogues, dès le 24 février 2026, en coordination avec les services de la Sécurité civile.

En parallèle, les restrictions sont maintenues et renforcées. En dehors des zones sécurisées par des barrières, la baignade et les activités nautiques restent interdites dans la bande des 300 mètres du littoral nouméen au moins jusqu’au 4 mars.

Pour les collectivités, le message est clair : la protection des vies humaines prime. L’attaque mortelle de ce dimanche relance ainsi le débat sensible entre impératif de sécurité et protection de l’environnement, tout en marquant une nouvelle étape dans la gestion du risque requin à Nouméa.