La coupure d’eau survenue au squat Kawati, à Dumbéa, intervient dans un contexte de fortes chaleurs, soulevant des inquiétudes sur les plans sanitaire et humain. La Ville appelle à la responsabilité de l’ensemble des acteurs concernés afin d’éviter une dégradation de la situation.
Depuis lundi matin, à 8 heures, le quartier Kawati est privé d’eau potable. Quatre jours après la coupure, la situation demeure inchangée et affecte directement 118 familles, représentant environ 400 personnes. La commune déplore la coupure d’eau constatée au squat Kawati, alors que les températures élevées accentuent les risques sanitaires pour les occupants du site. En période de fortes chaleurs, l’accès à l’eau potable constitue un enjeu essentiel de santé publique
La municipalité rappelle que la continuité du service public de l’eau repose notamment sur le respect des obligations des usagers, en particulier le règlement des factures. Cet engagement est indispensable pour garantir la pérennité du service et assurer l’approvisionnement en eau dans de bonnes conditions.
Dans le même temps, la Ville invite le propriétaire foncier, le Fonds social de l’habitat (FSH), ainsi que la province Sud, titulaire d’un bail sur ce terrain, à faire preuve de responsabilité et de discernement. Compte tenu du contexte climatique actuel, les décisions prises doivent intégrer les enjeux sanitaires et humains afin d’éviter de placer des familles dans des situations particulièrement difficiles.
La municipalité souligne enfin la nécessité d’une approche collective et concertée pour prévenir toute aggravation de la situation, dans le respect des obligations de chacun et de la dignité des personnes concernées.
Réactions
Dans un communiqué diffusé jeudi, le Mouvement nationaliste, indépendantiste, souverainiste (MNIS) dénonce une situation qu’il qualifie d’« urgence sanitaire » et indique avoir saisi le tribunal administratif en référé-liberté. Le mouvement estime que la privation d’eau potable porte atteinte à la dignité humaine et aux droits fondamentaux.
Le MNIS réclame le rétablissement immédiat de l’alimentation en eau ou, à défaut, la mise en place de solutions d’urgence. Il interpelle la province Sud, la mairie de Dumbéa, la CDE et le Haut-commissariat, jugeant inacceptable que la privation d’eau puisse être utilisée comme moyen de pression dans des litiges administratifs ou financiers.

