Le gouvernement poursuit son travail de structuration de l’économie sociale et solidaire. Lors de sa séance hebdomadaire du mercredi 14 janvier, il a adopté un arrêté mettant en place un dispositif d’agrément destiné aux structures relevant de ce secteur, afin de mieux les reconnaître.

Cette décision s’inscrit dans la continuité de la loi de pays qui reconnaît l’économie sociale et solidaire comme un moteur du développement économique calédonien. L’objectif affiché est de poser un cadre clair pour un secteur encore très divers, qui regroupe des associations, des coopératives ou encore des initiatives locales à vocation sociale ou solidaire.

Pour la membre du gouvernement en charge du dossier, Naïa Wateou, cette avancée est avant tout une étape technique. L’agrément doit permettre de donner une base juridique solide aux structures concernées, tout en préparant la mise en place d’une véritable politique publique en faveur de l’ESS.

Concrètement, les structures agréées bénéficieront d’une meilleure sécurité juridique et pourront être accompagnées par les services du gouvernement et des provinces. Ce dispositif doit également permettre de mieux connaître le secteur, grâce à des données chiffrées plus précises, afin d’adapter les politiques publiques aux réalités du terrain.

Au-delà de la reconnaissance administrative, le gouvernement voit dans l’économie sociale et solidaire un levier de diversification économique pour la Nouvelle-Calédonie. Dans un contexte économique fragile, ces modèles ancrés localement sont présentés comme une piste pour soutenir l’emploi et les initiatives de proximité.

Avec cet arrêté, l’exécutif pose ainsi les premières bases d’une structuration progressive de l’économie sociale et solidaire. Les prochaines étapes devront préciser les critères d’agrément et les modalités d’accompagnement, afin de transformer ce cadre réglementaire en bénéfices concrets pour les acteurs du secteur et pour le territoire.