Le déplacement à Paris n’aura pas lieu. Le FLNKS a tranché : il restera à l’écart de la séquence politique organisée à l’Élysée à partir de ce vendredi 16 janvier, censée relancer les discussions sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. L’annonce a été faite ce mardi 13 janvier à Nouméa par son président, Christian Tein.
À l’origine de ce rendez-vous, une invitation d’Emmanuel Macron adressée aux formations ayant signé l’accord de Bougival en juillet 2025. Un texte dont le FLNKS s’est depuis officiellement désengagé, considérant qu’il ne constitue plus une base de travail acceptable. Dans ces conditions, le Front estime ne pas avoir vocation à participer à une réunion visant à préserver un accord qu’il conteste désormais ouvertement.
Pour Christian Tein, le cœur du problème est autant politique que méthodologique. Le leader indépendantiste défend l’idée que les échanges décisifs doivent se tenir sur le territoire, dans un face-à-face direct entre l’État et le FLNKS. Toute tentative de relance depuis Paris serait, selon lui, déconnectée des réalités locales.
Les discussions sont, selon lui, dans une impasse. Il estime que les Loyalistes refusent toute évolution de l’accord de Bougival et que l’État fixe un cadre de débat trop rigide. Dans ces conditions, les bases d’une véritable négociation ne seraient pas réunies.
Pour autant, le président du Front assure ne pas fermer la porte au dialogue. Il se dit prêt à discuter et à conclure un accord, mais uniquement sur la base de ce qu’il appelle « l’accord de Kanaky ».

