À l’invitation de son président, Christian Tein, le FLNKS a tenu vendredi une convention politique à Dumbéa, réunissant ses groupes de pression autour des perspectives institutionnelles et des échéances à venir. Aucune communication officielle n’a, à ce stade, été publiée sur les conclusions ou décisions issues de cette réunion.
Une convention qui s’inscrivait dans la continuité des orientations arrêtées lors des congrès extraordinaires des 9 août et 6 décembre 2025. Dans le document de convocation diffusé en amont, le FLNKS rappelait son rejet du projet d’accord signé le 12 juillet 2025 et sa volonté de ne pas laisser le pays dans une situation d’impasse politique.
Selon les éléments communiqués les travaux devaient s’articuler autour de trois axes principaux :
les perspectives politiques et institutionnelles à l’horizon 2027, avec la volonté de clarifier les conditions de sortie de l’Accord de Nouméa et les modalités d’accession à la pleine souveraineté ;
la place de la jeunesse de Kanaky, présentée comme un acteur central de la cohésion sociale et de l’avenir du territoire ;
et enfin les échéances électorales prévues en 2026, considérées par le FLNKS comme un levier stratégique pour la reconquête des institutions.
La question de la participation du FLNKS à la réunion annoncée par Emmanuel Macron à Paris le 16 janvier ne figurait pas à l’ordre du jour de cette convention, alors même que des interrogations persistent. Rappelons que si les responsables politiques calédoniens ont été invités par le président de la République, aucune confirmation publique ne permet de savoir si son président a été convié. Les groupes politiques représentés au Congrès ont indiqué qu’ils n’y participeront pas dans ce cas.

