En road trip dans l’île du Nord, Emma et ses compagnons de voyage passaient la nuit à proximité du mont Taranaki, près de New Plymouth, lorsqu’un séisme les a réveillés ce samedi 3 octobre. Près de ce volcan actif mais au repos, les secousses puis les lueurs rouges aperçues dans sa direction leur ont fait craindre une éruption.

À 2h57, heure locale, ils sont réveillés en sursaut. Selon Emma, ils se trouvaient à environ sept kilomètres de l’épicentre. « Les vibrations ont duré entre 10 et 15 secondes », raconte-t-elle.

GeoNet confirme un séisme de magnitude 5,3, situé à 25 kilomètres à l’est de New Plymouth, à une profondeur de 11 kilomètres. Le réseau néo-zélandais classe les secousses comme fortes.

Puis la peur du volcan…

Dans les instants qui suivent, la jeune femme observe des lueurs rouges qui apparaissent et disparaissent dans les nuages, en direction du sommet du Taranaki, accompagnées d’éclairs. Elle décrit un rythme semblable à celui « d’un cœur qui bat ».

« Nous avons tout de suite pensé à une éruption volcanique », confie-t-elle. Inquiète, elle filme la scène pour en garder une trace et comprendre ce qu’elle voit. Selon son estimation, le phénomène aurait duré cinq à dix minutes.

Des habitants rencontrés sur place évoquent alors des « lumières de séisme ». Une explication qui reste à confirmer. L’USGS, le service géologique américain, rappelle que ces phénomènes font débat parmi les scientifiques. Certaines lueurs signalées lors de tremblements de terre ont notamment été attribuées à des arcs électriques sur les lignes du réseau. Ces images et son témoignage ne suffisent donc pas à établir leur origine.

Pour les voyageurs, cette nuit restera un souvenir marquant de leur séjour. « Une expérience exceptionnelle, bien que très effrayante », résume Emma