Sa couleur verte fait sensation sur les réseaux sociaux et sa réputation de boisson santé accompagne son succès. Mais les analyses de Que Choisir refroidissent l’ambiance : les sept matchas testés contiennent de l’aluminium, à des niveaux préoccupants pour plusieurs d’entre eux.

Dans son enquête publiée le 24 septembre, l’association indique que quatre références apportent, en une tasse, davantage d’aluminium que le repère journalier retenu par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Certaines atteignent presque quatre fois cette valeur, calculée pour une personne de 70 kg buvant une tasse par jour.

La fréquence compte. Ce dépassement ne signifie pas qu’une tasse provoque une intoxication immédiate. L’inquiétude concerne une consommation régulière, qui s’ajoute aux apports du reste de l’alimentation. À doses chroniques élevées, l’aluminium peut affecter le système nerveux.

La préparation fait la différence. Contrairement au thé classique, dont les feuilles sont retirées après infusion, le matcha est une poudre entièrement consommée. On avale donc aussi les contaminants présents dans les feuilles. Le mélanger à du lait ne change rien au problème. Naturellement présent dans les sols, l’aluminium peut s’accumuler dans les feuilles de thé.

Pourtant, les produits testés restent conformes à la réglementation européenne, qui ne fixe pas de teneur maximale en aluminium pour ces produits, souligne Que Choisir. Les niveaux varient selon les références, les moins chères obtenant globalement les moins bons résultats sur les critères étudiés.

Ce test ne permet pas de juger tous les matchas, ni ceux vendus en Nouvelle-Calédonie. Mais il écorne leur image de boisson irréprochable. Une belle couleur et des promesses de bien-être ne disent pas tout de ce qu’on avale.