Le gouvernement a arrêté le projet de budget 2026 lors de sa séance du 7 janvier. Présenté comme le fruit d’une large concertation, ce budget prévoit une enveloppe globale en hausse, accompagnée de choix financiers importants, alors que les discussions avec l’État se poursuivent. Le texte doit désormais être soumis au vote du Congrès début février.

Le budget repose sur une assiette de répartition de 101 milliards de francs, contre 98 milliards en 2025. Cette progression s’explique notamment par l’intégration des 300 millions d’euros de prêts annoncés par l’État. À ce stade, les discussions engagées avec l’État n’ont pas permis d’obtenir ni report des prêts existants ni dotation supplémentaire, mais les échanges se poursuivent, avec un entretien attendu avec le Premier ministre.

Afin de garantir l’équilibre budgétaire, le gouvernement a acté plusieurs mesures de maîtrise des dépenses, dont la suppression de 2 milliards de francs d’exonérations fiscales qui bénéficiaient à l’État. Des dotations spécifiques sont prévues pour des secteurs jugés prioritaires, notamment le RUAMM (6 milliards), les retraites (2 milliards) et le système électrique (1,3 milliard).

Le budget propre de la Nouvelle-Calédonie s’articule autour de quatre priorités : réduction des dépenses publiques, relance de l’investissement, modernisation de l’action publique et soutien à la jeunesse, à la formation et à l’insertion.
Les investissements progressent, en particulier dans les projets structurants, la promotion internationale, la transformation numérique des services publics et la rénovation des établissements scolaires.

Des efforts ciblés concernent également la formation professionnelle et l’apprentissage, avec une augmentation significative des crédits afin de répondre aux besoins des secteurs en tension et de sécuriser les parcours vers l’emploi, en complément des actions menées par les provinces.

Pour l’exécutif, cette quasi-unanimité envoie un signal politique positif malgré un contexte financier tendu. Le projet doit désormais être soumis au vote du Congrès, attendu début février.