Un père, son fils et sa belle-fille ont été condamnés pour un trafic de cannabis qui durait depuis près de cinq ans à Touho. Domiciliés à la tribu de Koé, ils ont reconnu avoir revendu de l’herbe entre début 2022 et le 30 septembre 2026. Selon le parquet, le trafic était principalement organisé aux abords du lycée.

C’est un renseignement exploité par la gendarmerie de Touho qui a mis les enquêteurs sur leur piste. Lors de la perquisition, les militaires ont saisi 988 pieds de cannabis, du matériel de culture et 12 395 francs en espèces. Le montant total des reventes a été estimé à 3,66 millions de francs. Un bateau à moteur et plusieurs équipements ont également été saisis puis confisqués au titre des avoirs criminels.

À l’issue de leur garde à vue, les trois membres de la famille ont été présentés au parquet dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Ils ont accepté les peines proposées, ensuite homologuées par un juge.

Deux ont écopé de 18 mois de prison, dont six avec sursis. Pour l’un, la peine comprend une amende de 400 000 francs. Pour l’autre, le sursis probatoire de deux ans impose 140 heures de travail d’intérêt général, le paiement des amendes et une obligation de travail ou de formation. Le troisième a été condamné à 18 mois de prison, dont huit avec sursis, et à une amende de 400 000 francs.

Aucune des peines de prison ferme n’a été mise à exécution immédiatement. Le parquet précise que l’absence d’antécédents judiciaires a été prise en compte pour deux des condamnés.

La gendarmerie et le parquet réaffirment leur détermination à lutter contre les trafics de stupéfiants, auxquels ils entendent apporter une réponse judiciaire ferme et rapide.