À un mois de la réunion annoncée à l’Élysée sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, prévue le 16 janvier 2026, Les Loyalistes ont adressé un courrier ferme au président de la République. Dans cette lettre, signée notamment par Sonia Backes et le député Nicolas Metzdorf, le mouvement prévient qu’il ne participera à aucun échange visant à remettre en cause les équilibres politiques issus de l’accord de Bougival.
Les auteurs rappellent leur opposition au projet dit « Deva », présenté en 2025 par Manuel Valls, qu’ils estiment contraire au choix exprimé par les Calédoniens lors des référendums. Ils rejettent également toute perspective de nouveau référendum à moyen ou long terme, considérant qu’une telle hypothèse prolongerait l’instabilité institutionnelle et raviverait les tensions.
Les Loyalistes affirment avoir accepté des concessions importantes lors des discussions de Bougival dans un esprit de responsabilité, mais refusent qu’elles puissent servir de base à de nouvelles concessions, notamment dans un contexte qu’ils qualifient de chantage à la violence de la part de groupes indépendantistes radicaux.
Le courrier met aussi en garde contre une remise en cause du calendrier de mise en œuvre de l’accord, qui conduirait à l’organisation des prochaines élections provinciales avec un corps électoral gelé. Une telle situation serait, selon eux, un renoncement démocratique et un signal dangereux susceptible de nourrir de nouvelles logiques de blocage.
Les Loyalistes appellent le chef de l’État à maintenir le cap fixé à Bougival et à respecter, selon leurs termes, la décision des Calédoniens de rester français. Ils conditionnent clairement leur participation à la réunion du 16 janvier à l’absence de toute remise en cause de ces principes.

