Octobre 2025 confirme l’année compliquée du tourisme : seulement 5 998 visiteurs, soit deux fois moins qu’en 2023. Depuis janvier, la fréquentation recule déjà de 44 %, un niveau qui maintient le secteur dans une situation très fragile.
Dans le détail, les marchés ne réagissent pas tous de la même manière.
Les Métropolitains restent les plus nombreux, mais leur présence diminue nettement.
Les Australiens, eux, parviennent à limiter la casse et voient même leur part relative augmenter : ils représentent désormais 22 % des arrivées d’octobre, un gain de quatre points par rapport à 2023.
On ne peut pas en dire autant des Néo-Zélandais, dont les chiffres s’effondrent pour atteindre un niveau historiquement bas.
Les visiteurs venant du Pacifique résistent davantage, même si la tendance générale reste orientée à la baisse.
Les profils de séjour, eux, bougent peu. Les vacances demeurent le premier motif de venue, suivies des visites affinitaires. Même dans ce contexte compliqué, les visiteurs métropolitains restent ceux qui prolongent le plus leur passage, avec une durée moyenne qui grimpe à près de 32 jours, soit trois de plus qu’en 2023. Les séjours australiens et néo-zélandais raccourcissent légèrement, signe d’un marché plus hésitant.
On observe également un changement discret mais révélateur dans la typologie des visiteurs. Les primo-arrivants ne représentent plus que 43 % des touristes d’octobre, contre 57 % deux ans plus tôt. Le public se compose davantage de voyageurs déjà familiers du territoire, venus seuls, en couple ou entre amis, avec une présence marquée des étudiants, des cadres et des professions intermédiaires.
Au final, l’année 2025 ressemble à un long exercice d’équilibriste pour la filière touristique. Certains marchés montrent encore un peu de résistance, comme l’Australie ou les pays du Pacifique, mais l’écart avec 2023 reste abyssal. Entre les capacités aériennes réduites, les effets persistants des événements de 2024 et une concurrence régionale redevenue très dynamique, la Nouvelle-Calédonie devra désormais redoubler d’efforts pour retrouver son attractivité d’avant-crise.
