La Fédé lance un préavis de grève pour le vendredi 12 décembre. En cause : un dialogue social qu’ils jugent complètement à l’arrêt. Depuis plusieurs semaines, la Fédération dit multiplier les demandes de réunions et d’explications… sans obtenir la moindre réponse.
Dans les Comités Techniques Paritaires, des instances normalement dédiées aux échanges entre administration et personnel, les représentants affirment qu’il ne se passe plus rien. Aucune discussion sur les réorganisations en cours, aucune prise en compte des difficultés signalées dans certains services, comme à la DSCGR ou à la DPJEJ. Et même le refus de faire intervenir des experts, pourtant prévus par les textes.
Octobre, novembre, début décembre : plusieurs demandes de réunions exceptionnelles ont été envoyées. Selon la Fédé, silence total en retour. Pas même un accusé de réception.
Un immobilisme que les agents interprètent comme un manque de considération. Et qui tombe au plus mauvais moment, alors que plusieurs dossiers sensibles sont sur la table : le Projet d’Évolution Administrative, la question du gel possible des avancements ou encore l’idée d’une taxe uniforme qui pourrait toucher les agents publics.
La Fédération dit avoir alerté le président du gouvernement et la membre en charge de la fonction publique. Reste maintenant à savoir s’ils répondront avant la date annoncée. Sans quoi la grève sera déclenchée.
Un appel à mobilisation est lancé pour vendredi 12 décembre, dès 8 heures, devant le gouvernement, à l’immeuble Le Lys Rouge. Un message simple : faire entendre leur voix, tous ensemble.
