Après les destructions causées par les émeutes, le gouvernement lance un vaste plan de reconstruction. Dix sites publics, dont plusieurs lycées et services administratifs, vont être rebâtis pour un montant total de 10 milliards de francs, avec un soutien massif de l’État. Au-delà des bâtiments, c’est toute une filière, celle du BTP, que l’exécutif espère remettre en mouvement.
Les premiers travaux ont symboliquement démarré à Doniambo, sur le site de l’ancienne direction des achats, du patrimoine et des moyens (DAPM), ravagée par les flammes. Le bâtiment sera entièrement reconstruit pour accueillir à nouveau ses agents d’ici 2027. D’autres sites suivront, comme le lycée Petro-Attiti, le centre de formation des apprentis de Nouville, la direction du Travail, le centre de contrôle technique.
Pour le président du gouvernement, Alcide Ponga, cette relance des chantiers doit redonner un souffle au secteur du BTP, durement touché depuis les violences. Selon lui, ces travaux généreront des retombées positives sur la consommation, les recettes fiscales et les cotisations sociales.
Sur les 10 milliards engagés, près de 6 milliards proviendront de l’État. Cette enveloppe fait partie d’un soutien plus large aux collectivités calédoniennes, qui bénéficieront au total de 12,6 milliards de subventions pour reconstruire leurs propres équipements publics.
Au total, 80 dossiers ont d’ores et déjà été instruits par les services de l’État. « C’est très important parce que c’est ce qui nourrit, qui alimente les entreprises de la Nouvelle-Calédonie », souligne le haut-commissaire Jacques Billant. L’enjeu est désormais de transformer rapidement ces aides en chantiers concrets, à travers des appels d’offres et des commandes locales, afin de faire redémarrer l’activité au plus près du terrain.
La plupart des reconstructions seront achevées d’ici 2027. Certaines, plus lourdes, comme celle du CFA de Nouville estimée à 3,3 milliards, devraient se prolonger jusqu’en 2029.
© Photo : haut commissariat
