Détruite en mai 2024, l’ancienne usine de Biscochoc, devenue Les Cacaos du Pacifique, laisse place à un nouveau projet industriel à Nouville. Entre agréments fiscaux, subvention énergétique et retards de chantier, le gouvernement maintient son soutien, mais exige la fin des quotas et du dispositif STOP pour protéger le pouvoir d’achat des Calédoniens.

Le gouvernement renforce son soutien à la société Les Cacaos du Pacifique, ex-Biscochoc, durement touchée par la destruction totale de son usine en mai 2024. L’entreprise, toujours à l’arrêt, mise sur la construction de nouvelles installations pour relancer sa production de beurre de cacao et de produits dérivés.

Un agrément fiscal lui a d’abord été accordé pour financer une nouvelle ligne de fabrication et l’achat d’équipements neufs à Nouméa. Les travaux, déjà décalés, devraient s’étendre sur une dizaine de mois avant une mise en service attendue.

L’État a également octroyé une subvention dans le cadre de l’appel à projets lancé en 2021 pour encourager les constructions économes en énergie. À l’époque, le projet retenu était porté par Biscochoc pour une nouvelle usine à Nouville. Mais les événements de mai 2024 ont bouleversé le calendrier : le chantier a pris du retard et la réception est désormais prévue en 2025, après l’échéance de la convention initiale.
Le solde de la subvention n’a donc pas pu être versé. La société ayant changé de nom depuis le 1er octobre 2025, une nouvelle convention de financement est en préparation pour tenir compte de ces modifications.

Ces aides publiques s’accompagnent toutefois d’une condition : l’entreprise devra abandonner ses mesures de limitation de production, comme les quotas ou le dispositif STOP. Le gouvernement présente cette exigence comme un moyen de soutenir le pouvoir d’achat.

Mais il ne faut pas se faire d’illusions. Même sans ces restrictions, les droits de douane et la régulation du marché restent bien en place et continuent de protéger la production locale. Bref, le prix du chocolat ne va pas fondre du jour au lendemain. Au mieux, la fin de ces mesures évitera certaines hausses, mais la baisse éventuelle ne dépasserait que quelques pourcents, tant les autres facteurs pèsent encore lourd dans la balance.