La Fédération calédonienne du BTP réagit à une analyse récente qui présente la baisse de certains indices comme le signe d’une régulation du marché. Pour les professionnels, cette lecture est totalement déconnectée de la réalité.
Selon la Fédération, ces indices ne reflètent pas l’état réel du secteur. L’Isee rappelle d’ailleurs qu’ils ne peuvent être considérés comme fidèles aux coûts du BTP : le marché calédonien est trop étroit, les données partielles, la couverture limitée, et les coefficients récemment révisés n’intègrent pas encore les hausses observées. L’institut précise que se baser uniquement sur ces indicateurs pour ajuster les prix peut s’avérer insuffisant, voire pénalisant pour les entreprises.
Sur le terrain, la situation est jugée critique : carnets de commandes quasi vides, trésoreries fragiles, charges en hausse, impayés et délais de paiement qui s’allongent. La baisse de certains prix ne traduit pas une reprise, mais un déstockage forcé et des ventes à perte, faute de volume. Une spirale qualifiée de dangereuse.
Pour la Fédération, un indice en recul dans un contexte de baisse d’activité n’est pas un bon signal, mais le symptôme d’une crise profonde. Diffuser une lecture partielle et optimiste est, selon elle, irresponsable.
Le message est clair : pas de chantiers, pas de trésorerie, pas de perspectives. Ce n’est pas une reprise, ce n’est pas une régulation. Le BTP calédonien ne va pas mieux.
