Après la démission de Thierry Santa, le camp loyaliste réorganise ses forces au sein du gouvernement. Naïa Wateou, élue de la province Sud et figure montante de la nouvelle génération politique, fait son entrée à l’exécutif calédonien.
À la suite de la démission de Thierry Santa, Naïa Wateou rejoint officiellement le XVIIIᵉ gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. L’élue de la province Sud, issue du groupe Les Loyalistes, y fait son entrée en vertu de l’ordre de la liste électorale, succédant ainsi à l’ancien président du gouvernement.
Thierry Santa avait récemment annoncé son retrait de la vie politique pour rejoindre le secteur privé. Il prendra la direction de la Société de participation minière du Sud calédonien (SPMSC), un acteur clé du capital minier local.
Élue à la province Sud depuis 2019, Naïa Wateou est également troisième vice-présidente du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Figure montante du camp loyaliste, elle s’est imposée par sa connaissance fine des dossiers et sa capacité à trouver des compromis dans des contextes politiques souvent tendus.
Les Loyalistes saluent son engagement sur le terrain, rappelant qu’elle a œuvré « pour maintenir le réseau Tanéo après les graves difficultés consécutives aux événements du 13 mai 2024 ». En tant que présidente du Syndicat mixte des transports urbains (SMTU), elle a conduit la relance du réseau de transport dans le Grand Nouméa, un dossier symbolique pour la continuité du service public.
Naïa Wateou a également présidé l’Office des Postes et Télécommunications (OPT-NC), qu’elle a accompagné dans sa transformation numérique. Engagée pour le leadership féminin, elle est à l’origine du Nouméa Women’s Forum, dont la cinquième édition se tiendra du 4 au 7 novembre.
Sur la scène internationale, elle a représenté la Nouvelle-Calédonie dans les instances onusiennes, contribuant à porter une vision apaisée et argumentée de l’avenir institutionnel du territoire.
Les Loyalistes voient en elle « une nouvelle génération d’élus, ancrés dans la réalité économique du pays et ouverts sur le monde ». Son arrivée vient compléter le trio formé avec Isabelle Champmoreau et Alcide Ponga, désormais figures centrales du camp loyaliste au sein de l’exécutif calédonien.

