Nouvelle mise en garde du FLNKS à Paris. Dans une lettre adressée à la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, le mouvement indépendantiste dénonce la perte de confiance envers l’État et appelle à « la responsabilité, la neutralité et au respect du peuple kanak ».
Le FLNKS interpelle encore l’État : « Retrouver la sincérité et la neutralité »
Le FLNKS a une nouvelle fois pris la plume. Dans un courrier adressé à la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou et au haut-commissaire Jacques Billant, le mouvement estime que la situation politique est « gravement détériorée » en Nouvelle-Calédonie et reproche à l’État d’avoir perdu sa neutralité.
Selon le texte, la confiance a été rompue depuis le maintien du troisième référendum malgré la pandémie et la relance du dégel du corps électoral. Des décisions qui auraient, selon le FLNKS, provoqué « un profond désarroi et un sentiment de trahison » au sein du peuple kanak.
« L’État n’a plus respecté ni sa parole ni la méthode du consensus », déplore le mouvement, qui accuse Paris d’avoir « basculé du rôle d’arbitre à celui de partie ».
Le FLNKS appelle la ministre à « rompre avec les postures partisanes » et à « restaurer la parole de l’État ». Il demande également à ce que le FLNKS soit reconnu comme « interlocuteur légitime et impératif », dénonçant toute tentative de division entre indépendantistes.
Une crise de confiance et un appel à la justice
Le mouvement évoque une crise démocratique et morale, marquée par un « effondrement institutionnel » et le « mépris des valeurs coutumières ».
Sur le plan humain, il revient sur les événements de mai, qu’il impute au passage en force du projet de loi constitutionnelle sur le corps électoral. Le FLNKS évoque un bilan de « 12 morts et des centaines de blessés », et réclame :
– la prise en charge du retour des personnes transférées en métropole,
– la transparence sur les procédures judiciaires,
– et la régularisation de la situation de Christian Tein.
« Le peuple kanak ne demande ni faveur ni pitié, mais vérité et justice », conclut le FLNKS, appelant Paris à faire preuve de « courage politique et moral » pour renouer un dialogue sincère.
Comment pourrait-on leur faire comprendre que pour dialoguer, il faut se déplacer s’asseoir à une table. Sans discussion, pas de négociation… et sans négociation, difficile d’imaginer un avenir partagé….

