Alors que le FLNKS a officiellement pris ses distances avec l’accord de Bougival signé le 12 juillet, Manuel Valls sort du silence. L’ancien ministre des outre-mer dément toute pression sur les élus indépendantistes et assure que le texte a été élaboré collectivement, dans la transparence et le dialogue.

Le 13 août, le bureau politique du FLNKS a annoncé rejeter l’accord signé à Bougival, le jugeant « incompatible avec les fondements de la lutte indépendantiste ». Son président, Christian Tein, affirmait « n’avoir jamais donné son aval à une signature », tout en réaffirmant l’ouverture du mouvement au dialogue, mais uniquement sur les modalités d’accès à la pleine souveraineté.
L’Union calédonienne, composante du FLNKS, adoptait la même position, estimant que le texte ne respectait pas les principes de décolonisation.

Face à ces déclarations, Manuel Valls a tenu à apporter des précisions.
Selon lui, les propos relayés par certains médias et par le FLNKS « ne reflètent ni le déroulé du conclave de Bougival, ni la réalité du travail mené autour du texte ». Il assure que l’accord du 12 juillet 2025 n’a pas été imposé, encore moins découvert à la dernière minute, mais construit collectivement au fil d’une semaine de discussions.
Chaque partenaire, y compris la délégation du FLNKS, aurait eu accès aux différentes versions du texte intitulé Le pari de la confiance.

L’ancien ministre rappelle que la délégation indépendantiste avait pris un engagement clair : défendre le texte en l’état, fruit d’un compromis entre toutes les parties. Il dément toute pression exercée sur les élus et souligne que le FLNKS avait lui-même choisi de rester à la table des discussions, malgré les réserves exprimées la veille.

Le 12 juillet, « le mot accord était sur toutes les lèvres », raconte-t-il, évoquant un moment historique, le premier texte signé depuis 1998, symbole d’un pari collectif sur la confiance et le dialogue.

Il estime enfin que les critiques actuelles reposent sur de fausses informations concernant le corps électoral, le droit à l’autodétermination ou la notion de peuple kanak. Il appelle à poursuivre le dialogue, dans la vérité et la sincérité, afin de construire un accord « essentiel pour la Nouvelle-Calédonie comme pour la France ».