« La Nouvelle-Calédonie se relèvera si tout le monde porte ensemble la volonté de tourner une page. Il ne s’agit ni d’oublier, ni de pardonner, mais simplement de regarder devant et désormais, de reconstruire. » C’est par ces mots que Sonia Backès a salué, à l’aube, la signature de l’accord de Bougival, ce 12 juillet 2025.
Conclu entre l’État et l’ensemble des forces politiques calédoniennes, ce compromis ambitieux vise à sortir durablement le territoire de l’instabilité et des divisions. S’il ne satisfait pleinement aucune des parties, il offre une base politique et institutionnelle nouvelle, qui maintient le territoire dans la République, tout en renforçant son autonomie et en reconnaissant une citoyenneté calédonienne.
Voici un résumé clair et structuré du Projet d’accord sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie (signé à Paris Bougival en juillet 2025), mettant en avant les points clés :
Objectifs majeurs de l’accord
– Reprendre le chemin du dialogue et de la confiance après les événements du 13 mai 2024.
– Renforcer l’autonomie calédonienne tout en maintenant un lien constitutionnel avec la France.
– Poser les bases d’une nouvelle organisation institutionnelle, d’un modèle économique refondé, et d’un destin commun renouvelé.
Nouvelle organisation politique :
– Création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » dans la Constitution française.
– Instauration d’une double nationalité : française et calédonienne.
– Adoption d’une Loi fondamentale (par le Congrès) pour organiser les institutions locales, la citoyenneté calédonienne, et possiblement les signes identitaires (nom, drapeau, hymne…).
Corps électoral et citoyenneté :
2025 :
• Juillet : signature de l’accord
• Automne : vote des lois constitutionnelles et report des élections à juin 2026
2026 :
• Février : vote de la population calédonienne sur l’accord
• Mars-avril : adoption de la loi organique spéciale
• Mai-juin : élections provinciales
Répartition des compétences :
– L’État français conserve certaines compétences régaliennes (défense, sécurité, justice, monnaie), mais la Nouvelle-Calédonie y est associée étroitement.
– Possibilité future de transfert des compétences régaliennes par vote du Congrès.
– Transfert immédiat de la diplomatie dans les compétences locales.
– Création d’institutions comme :
– Une police provinciale
– Une possible police coutumière
– Un Haut Conseil calédonien de la sécurité
Refondation économique :
– Pacte économique et financier entre l’État et la Nouvelle-Calédonie pour :
– Assainir les finances publiques et sociales
– Traiter la dette (possibilité d’allègement ou de conversion partielle en subventions)
– Relancer l’économie autour de secteurs clés (tourisme, énergie, économie des tribus…)
– Élaboration d’un plan stratégique pour la filière nickel, en restructurant les usines, sécurisant l’accès aux ressources, et facilitant l’export.
Projet de société :
– Mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses sur :
– Santé, éducation, logement, environnement
– Lutte contre les inégalités, les addictions, et la vie chère
– Inclusion des jeunes, des autorités coutumières et des associations
Calendrier indicatif :
2025 :
– Juillet : signature de l’accord
– Automne : vote des lois constitutionnelles et report des élections à juin 2026
2026 :
– Février : vote de la population calédonienne sur l’accord
– Mars-avril : adoption de la loi organique spéciale
– Mai-juin : élections provinciales
Suivi et évaluation :
• Mise en place d’un comité de suivi entre l’État et les partenaires calédoniens.

