Dans un communiqué publié le 4 avril 2025, à la suite des discussions menées entre Nouméa et Paris entre février et mars, l’Union Nationale pour l’Indépendance (UNI) réaffirme son engagement en faveur d’un dialogue constructif avec l’État et les délégations calédoniennes. L’objectif : construire un compromis politique autour de la pleine souveraineté en partenariat.

Le mouvement indépendantiste, engagé depuis 2022 dans ce processus, souhaite poursuivre le chemin initié par les accords de Matignon-Oudinot puis de Nouméa.

Les dernières discussions ont abouti à un document d’orientations transmis par l’État le 28 février. Ce texte pose les bases d’un accord politique. Le ministre de l’Outre-mer, Manuel Valls, y appelle à « bâtir un compromis politique » et rappelle que « la seule voie est celle d’un accord suivant un chemin de réconciliation. »

Trois grands axes doivent structurer les négociations :
– Le lien avec la France et le droit à l’autodétermination (« une identité internationale »)
– La citoyenneté calédonienne et le corps électoral (« le peuple et la nationalité »)
– La gouvernance et les institutions (« un système de gouvernance »)

Ces éléments sont considérés comme essentiels, mais doivent encore être précisés lors des prochaines étapes.

Le 29 mars, à Nouméa, le ministre a présenté un projet d’accord politique. Une avancée, mais pas encore un accord final. Le communiqué appelle à ne pas précipiter les choses et à laisser la négociation suivre son cours.

La question de la souveraineté partagée – « dans » ou « avec » la France – n’est plus vue comme un point de blocage. L’enjeu est désormais d’organiser une souveraineté pleine en partenariat, de manière concrète et stable.

Le communiqué met en garde contre les retards et le risque de tensions prolongées. Il appelle à offrir plus de stabilité et de visibilité à la population.

Prochaine étape : le 29 avril 2025, avec le retour du ministre en Nouvelle-Calédonie. D’ici là, les échanges se poursuivent pour amender et finaliser le projet de compromis proposé par l’État.