À l’approche des élections provinciales du 28 juin, la Fédération des Industries et des Entreprises de Nouvelle-Calédonie (FEINC) dévoile une première série de propositions consacrées à la maîtrise de la dépense publique et à la simplification administrative.
Le mouvement patronal estime qu’une réforme profonde des institutions est indispensable pour améliorer l’efficacité de l’action publique et accompagner le redressement économique du territoire.
La réforme institutionnelle constitue la mesure phare de ce premier volet.
La FEINC souligne que 54 des 76 élus siègent aujourd’hui à la fois dans leur province et au Congrès, une organisation qui ne permettrait pas, selon elle, de dégager une véritable vision à l’échelle du Pays. Elle propose ainsi de dissocier les élections provinciales de celles du Congrès, de réduire ce dernier à 30 élus et de ramener le nombre total d’élus à 60, soit une baisse d’environ 21 %.
La fédération plaide également pour un exécutif reposant sur une majorité clairement identifiée, en remplacement du gouvernement collégial actuel.
Pour l’organisation, ces évolutions permettraient de clarifier les responsabilités, de rendre l’action publique plus lisible, de réduire les coûts de fonctionnement et de mieux porter les enjeux de la Nouvelle-Calédonie.
Le document comprend également plusieurs mesures destinées à renforcer la discipline budgétaire, la transparence des finances publiques et la responsabilité des élus. Il propose aussi de simplifier les démarches administratives et d’accélérer les délais d’instruction des projets économiques.
