Les échanges commerciaux de la Nouvelle-Calédonie se sont légèrement améliorés en 2025, selon la dernière synthèse publiée par l’ISEE. Une évolution encourageante après une année 2024 marquée par les émeutes et le ralentissement de l’activité économique.
Cette amélioration ne traduit toutefois pas encore une véritable reprise. Si le déficit commercial se réduit, c’est avant tout parce que les entreprises et les ménages ont moins importé. Les achats de matériels, d’équipements et de véhicules ont notamment fortement diminué, signe d’une économie qui reste prudente et d’investissements encore limités.
Du côté des exportations, le nickel demeure le principal moteur. La reprise progressive de l’usine du Sud a permis une hausse des ventes à l’étranger, compensant en partie les difficultés rencontrées par d’autres activités. Les produits de la mer, par exemple, enregistrent un recul, notamment en raison de la baisse des exportations de thon vers le Japon.
Pour l’ISEE, les indicateurs sont donc mieux orientés qu’en 2024, mais les échanges extérieurs restent à des niveaux faibles. L’économie calédonienne demeure fortement dépendante du nickel et peine encore à retrouver un véritable dynamisme.
En résumé, l’année 2025 marque davantage une stabilisation qu’un réel rebond. Après les secousses traversées par le territoire, quelques signaux positifs apparaissent, mais la reprise reste encore fragile.
