Des mises à l’eau artisanales réalisées sans autorisation ont récemment été observées sur les communes de Bourail et Moindou. Destinées à un usage privé, ces installations ne respectent ni les normes en vigueur, ni les principes de protection du littoral. Elles constituent une menace sérieuse pour l’environnement.

C’est sur sa page Facebook que le comité de gestion participatif de la zone côtière ouest (ZCO) a alerté les citoyens et les autorités. Selon le comité, ces pratiques non réglementées « nuisent à l’équilibre écologique du lagon et enfreignent le code de l’environnement.« 

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le lagon calédonien abrite une biodiversité exceptionnelle. Toute dégradation du littoral, même ponctuelle, peut avoir un impact durable sur les espèces protégées qui y évoluent, telles que les tortues marines, les tridacnes ou encore les dugongs.

Les faits ont été signalés aux autorités compétentes. Le comité appelle à une réaction rapide et à un engagement collectifpour enrayer ces pratiques :

« La préservation du lagon est l’affaire de tous. Ce patrimoine naturel n’est pas seulement précieux, il est fragile. »

Le ZCO, créé en 2007 à l’occasion de l’inscription du lagon à l’UNESCO, agit pour une gestion durable et concertée de ce territoire marin. Il couvre près de 41 000 hectares de lagon et réunit coutumiers, communes, services de l’État, associations et usagers autour de la préservation de sites emblématiques comme Ouano, Roche Percée ou la Baie des Tortues.