Le gouvernement a adopté, lors de sa séance de ce mercredi 2 avril, de nouvelles mesures visant à encadrer la circulation des navires immatriculés ainsi que certaines activités nautiques et subaquatiques autour du littoral de Nouméa. Cette décision s’inscrit dans une volonté de renforcer la sécurité en mer, en complément des actions déjà engagées par la commune.

Depuis septembre 2024, la mairie de Nouméa a procédé à une refonte complète de son plan de balisage et de la délimitation des zones maritimes réglementées, à travers un arrêté municipal en date du 11 septembre 2024. Pour assurer une cohérence réglementaire, la Nouvelle-Calédonie, compétente en matière de police maritime, a donc ajusté ses propres règles.

Parmi les principales mesures désormais en vigueur :

✔️ Interdiction de navigation et de mouillage des navires et engins immatriculés dans les zones réservées uniquement à la baignade (ZRUB) et celles dites sécurisées (ZRUBS) ;

✔️ Interdiction aux engins motorisés dans les zones spécifiquement interdites à ce type de navigation (ZIEM) ;

✔️ Interdiction de mouillage et de plongée dans les chenaux traversiers, zones sensibles à fort trafic ;

✔️ Encadrement renforcé des zones dédiées au ski nautique, engins tractés et activités similaires ;

✔️ Réglementation ciblée des navires non motorisés et des activités subaquatiques selon les zones concernées ;

✔️ Dérogations possibles pour certaines activités commerciales ou associatives, afin de maintenir la fluidité des usages ;

✔️ Création d’une nouvelle zone réglementée entre l’île aux Canards et l’Anse-Vata, exclusivement dédiée aux activités nautiques sportives ou de loisirs non motorisées. Cette mesure vise à réduire les conflits d’usage, voire les risques d’accidents, dans cet espace très fréquenté.

En 2017, une collision entre deux navettes près de l’îlot Canard avait coûté la vie à trois personnes. Ce drame avait mis en lumière les risques liés à la cohabitation entre différents types d’embarcations dans des zones très fréquentées.
Il aura pourtant fallu attendre huit ans pour qu’une réponse réglementaire concrète voie le jour.

Des ajustements qui visent à mieux organiser les usages du littoral et à garantir la sécurité de tous les pratiquants, qu’ils soient nageurs, plaisanciers ou sportifs.