Dans une lettre adressée au Président Emmanuel Macron, le président de l’ONG Construire notre Pays en Mélanésie, Macate WENEHOUA, tire la sonnette d’alarme face à une crise humanitaire et sociale sans précédent en Nouvelle-Calédonie. Il demande la proclamation immédiate d’un état d’urgence alimentaire, socioéconomique et financière pour faire face à la dégradation rapide des conditions de vie dans le territoire.

Dans ce courrier au ton grave, l’auteur dresse un tableau sombre de la situation : pauvreté galopante, familles dans la rue, enfants privés de repas scolaires, explosion du nombre de sans-abris, services publics à bout de souffle, et un tissu économique local fortement ébranlé depuis les événements insurrectionnels de mai 2024.

« La Nouvelle-Calédonie est plongée dans la pauvreté et la famine, une situation qui ne fait pas honneur à la France néocoloniale, grand pays des droits de l’homme et des libertés », écrit-il, en dénonçant la gestion de la crise par l’État français.

Macate WENEHOUA appelle à une réponse financière forte et immédiate

100 milliards de FCFP dès avril 2025, puis 200 milliards de FCFP par an pendant 5 ans pour relancer l’économie et reconstruire les sociétés kanak durement touchées par la crise. Il insiste sur l’urgence de mesures exceptionnelles, évoquant une jeunesse sacrifiée, un système éducatif désorganisé, et une société au bord du chaos.

Enfin, cette demande d’aide s’inscrit dans une ambition politique plus large : amorcer un nouveau projet de vie institutionnelle et sociétale pour un pays pluriculturel et souverain.

Au-delà de la demande d’urgence, la lettre évoque également une ambition politique plus large : celle d’un « nouveau projet de vie institutionnelle et sociétale dans le pays nouveau, pluriculturel et souverain ».

L’Élysée n’a, pour l’heure, pas officiellement réagi à cette demande.