Mise en cause par deux médias calédoniens sur la base d’extraits d’écoutes judiciaires figurant dans le dossier de la CCAT, Nadine Pidjot-Allard refuse de laisser s’installer le récit de ses détracteurs.
Dans un droit de réponse publié ce mercredi, la numéro 2 de la liste « Nous, Réunis » menée par Philippe Dunoyer rejette les interprétations tirées de ces écoutes, dans lesquelles des propos lui sont attribués concernant le maintien de la pression « via les mines » durant les événements de 2024.
Pour appuyer ses déclarations, elle a rendu public un récépissé de plainte déposé auprès de la gendarmerie en juillet 2024 après des faits de violence et de menaces visant son époux.
Au-delà des faits, c’est surtout l’image renvoyée par les deux articles qu’elle conteste.
« Dresser mon portrait comme terroriste, instigatrice d’affrontement sous-entendrait que je me renie », écrit-elle, tout en rappelant avoir quitté l’Union calédonienne en mai dernier et ne plus exercer aucune responsabilité au sein du parti.
Philippe Dunoyer s’est associé à cette riposte. Les deux candidats dénoncent une lecture partielle d’une conversation téléphonique de 45 minutes et soulignent que Nadine Pidjot-Allard n’a jamais été entendue ni par les enquêteurs ni par un juge d’instruction dans le cadre des procédures liées aux événements de 2024.
Le fond du débat reste entier. D’un côté, deux médias s’appuyant sur des retranscriptions figurant dans une procédure judiciaire. De l’autre, une candidate qui affirme que quelques phrases isolées ne sauraient résumer sa position ni son parcours. À quatre jours du scrutin, l’affaire a quitté le terrain judiciaire pour devenir un sujet pleinement politique.
