Dans un rappel solennel (re)publié ce mardi, Téâ Mwakö, porte-parole des Autorités Coutumières Légitimes du Pays Djubéa, réaffirme la position arrêtée lors du Palabre Coutumier du 30 novembre 2024 : la souveraineté coutumière s’exerce pleinement, et les ressortissants des Royaumes sont appelés à rompre avec les obligations imposées par l’État français.

Les représentants des Royaumes coutumiers y avaient proclamé la restitution de leur souveraineté sur les terres ancestrales, dans la continuité des actes de souveraineté signés en septembre dernier par 44 Royaumes à Gurehsabia et Balade.

Une ligne claire : la rupture avec les structures de l’État français. Le message porté aujourd’hui est sans ambiguïté. Téâ Mwakö appelle une nouvelle fois les ressortissants des Royaumes du Pays Djubéa à se désengager de toutes les obligations financières envers l’État et ses institutions. Cela inclut notamment :

– Le paiement des loyers,
– Des factures d’eau, d’électricité ou autres services de base,
– Des impôts, taxes et amendes,
– Le remboursement des prêts bancaires,
– Les frais de scolarité,
– Et les dépenses médicales.

Selon les autorités coutumières, ces paiements seraient « la preuve d’une soumission à un système illégitime, fondé sur la spoliation des terres et l’abus de pouvoir ».

Une souveraineté qui s’exprime par l’action. Dans sa déclaration, Téâ Mwakö souligne que cette rupture « n’est pas une provocation, mais une réparation » et qu’elle doit se traduire par des actes concrets de refus pacifique, collectif et coordonné. Il appelle ainsi les ressortissants concernés à faire valoir leur souveraineté par des choix économiques et sociaux affirmés.

Une base juridique également invoquée.
Le communiqué s’appuie sur deux articles du Code pénal français :

  • L’article 187-1, relatif à l’abus d’autorité,
  • Et l’article 432-1, qui traite de l’abus de pouvoir.

Voilà qui va faire avancer le débat…