14 sur 20, l’eau du réseau est jugée bonne

eau

Piloté par la direction des Affaires sanitaires et sociales, le premier baromètre eau-santé, a rendu son verdict. Selon cette étude, les Calédoniens estiment que la qualité de l’eau du réseau est bonne, voire très bonne. Avec des nuances à apporter selon les zones géographiques et les différentes perceptions d’une eau dite potable. 

L’enquête téléphonique, menée en mai 2020, a touché un échantillon représentatif d’un peu plus de 1 500 personnes sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie.
L’objectif ? Recueillir auprès des Calédoniens leurs perceptions par rapport à la qualité de l’eau et aux risques sanitaires associés, leurs connaissances des services de l’eau ou encore leurs représentations de la ressource.

Un diagnostique qui doit permettre d’établir des axes de sensibilisation et des outils adaptés à chacune des problématiques identifiées et aux différentes zones géographiques. Et dans un second temps, d’engager la population dans un changement de comportement vis-à-vis de la ressource en eau »,

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 24 % des maladies et 23 % du nombre total de décès dans le monde sont dus à des facteurs environnementaux. En agissant sur la qualité de l’eau et sa perception, l’objectif est donc d’améliorer la santé des Calédoniens.
L’eau est un des déterminants de santé sur lequel il faut agir pour le bien-être de la population.

Mauvaise perception des risques sanitaires

Avec une note moyenne de 14 sur 20, l’eau du réseau est jugée bonne, essentiellement par les résidents du Grand Nouméa. Sa qualité est plus souvent critiquée dans les zones Sud, Nord-Est, VKP et aux îles Loyauté. À cet endroit notamment, 

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De même, si neuf Calédoniens sur 10 utilisent l’eau du robinet comme source principale d’alimentation, le baromètre montre que les personnes ayant une autre source comme l’eau de pluie, les prélèvements dans les rivières, ou encore les forages privés…, ont davantage confiance dans la qualité de cette eau. 

« Alors que ce sont des sources ni contrôlées, ni gérées par des collectivités publiques. Il faut casser les idées fausses et mieux sensibiliser la population aux enjeux sanitaires »

Autre enseignement, les usagers, de manière générale, méconnaissent les services de l’eau comme le traitement, l’assainissement, l’entretien des réseaux, ou la facturation.
En première approche, les résultats du baromètre eau-santé sont souvent en contraste avec les données des gestionnaires de l’eau et les réalités du terrain sur certains territoires. Ils traduisent ainsi la nécessité d’intervenir davantage sur les sujets de l’eau afin de réduire les écarts existants.

https://protege.spc.int/fr

* Projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes