La réforme du RUAMM revient sur la table, avec de possibles changements des taux de cotisation pour les entreprises et les travailleurs indépendants. L’enjeu est de financer durablement l’assurance maladie. Pour les professionnels, la question est aussi très concrète : quel sera le montant à payer ?

Le chantier ne date pas d’hier. Déposé en 2022, un texte de modernisation du régime a été adopté au Congrès en octobre 2023, avant de faire l’objet d’une demande de seconde délibération et de nouveaux examens en commission. Le gouvernement souhaite désormais faire aboutir la réforme avant la fin de 2026. Au cœur des discussions, la répartition de l’effort entre les cotisants.

Ce dossier s’inscrit également dans les engagements pris en contrepartie du soutien financier de l’État. Celui-ci accompagne le redressement de la Nouvelle-Calédonie, avec des réformes attendues pour rétablir les comptes publics et sociaux, notamment dans la santé et les retraites. Reste à déterminer comment répartir cet effort dans une économie déjà fragilisée.

Pour aider les personnes concernées à y voir plus clair, deux structures privées, Biifor et Techapply, ont conçu un site dédié. Il propose des explications sur les grandes lignes du projet et ses mécanismes, ainsi qu’un outil de simulation. Les résultats restent des estimations fondées sur les hypothèses retenues, et non des cotisations définitivement arrêtées.

Pour les professionnels, ces discussions restent parfois difficiles à traduire dans leurs propres comptes. Accessible sur Ruamm biifor.com le simulateur permet, selon ses concepteurs, d’estimer les conséquences des changements envisagés pour les entreprises, les patentés et les chefs d’entreprise ayant le statut de travailleur indépendant.