28 305 francs pour 58 m³. Un habitant de Nouméa a partagé sa facture d’eau sur Facebook, avec une question simple : comment arrive-t-on à une telle addition alors que le service de l’eau ne représente que 5 832 francs ?
Bienvenue dans le détail d’une facture qui donne soif. L’eau consommée coûte 4 862 francs, auxquels s’ajoutent 970 francs d’abonnement. Mais le compteur financier continue de tourner.
Le plus gros morceau, c’est l’assainissement : 14 324 francs, abonnement compris. Plus de la moitié de la somme à régler. Pour chaque mètre cube consommé, la facture affiche 83,82 francs pour l’eau et 224,45 francs pour l’assainissement. L’eau sort du robinet, puis pèse encore plus lourd lorsqu’elle repart.
S’ajoutent 7 325 francs pour financer les investissements : travaux d’eau, travaux d’assainissement et Aqueduc du Grand Nouméa. Encore 824 francs de TGC, et voilà les 28 305 francs atteints.
L’internaute dénonce des « taxes », mais il s’agit surtout de frais d’assainissement et de contributions aux investissements, auxquels s’ajoute la TGC. Pour l’abonné, le résultat reste le même : toutes ces lignes alourdissent la somme à payer.
Bien sûr, fournir de l’eau potable, entretenir les réseaux et traiter les eaux usées a un coût. Cette facture ne suffit pas à établir que les montants sont injustifiés. Elle permet toutefois de poser une question très concrète : comment ces coûts sont-ils maîtrisés, et qu’est-ce qui est fait pour alléger la note des abonnés ?
La vie chère ne se joue pas seulement au supermarché ou à la pompe. Elle arrive aussi à domicile, sur des dépenses dont personne ne peut se passer.
