La Fédé, la Fédération des Fonctionnaires, demande à l’État d’étudier une indemnité carburant de 10 000 francs par mois pendant trois mois, destinée en priorité aux travailleurs modestes contraints d’utiliser leur véhicule personnel.
Dans un courrier adressé le 2 novembre au directeur de la Mission interministérielle, le syndicat propose un soutien aux salariés du privé et aux agents publics dont les déplacements quotidiens pèsent sur le budget. Le montant envisagé atteindrait 30 000 francs par bénéficiaire, avec une possibilité de renouvellement selon l’évolution des prix à la pompe et de la situation économique.
La Fédé met en avant les difficultés des travailleurs qui n’ont pas de transports collectifs adaptés à leurs horaires ou à leur lieu de résidence. Pour eux, prendre la voiture n’est pas une question de confort : c’est une condition pour rejoindre leur emploi.
Le syndicat rappelle le dispositif « Soutien Carburant Pro », mis en place en juin selon son courrier pour accompagner certains secteurs professionnels. Il en reconnaît l’utilité, mais estime que les salariés supportant personnellement le coût de leurs trajets doivent également être pris en compte.
L’aide proposée viserait d’abord les revenus modestes. La Fédé évoque le bénéfice du « complément familial » comme critère possible, ainsi que la distance domicile-travail et l’absence d’alternative en transports collectifs. Ces modalités resteraient à préciser, tout comme le nombre de bénéficiaires.
Pour financer la mesure, le syndicat suggère d’examiner les éventuels crédits accordés par l’État à la Nouvelle-Calédonie qui ne seraient pas consommés au titre de 2026. Leur mobilisation dépendrait toutefois de leur disponibilité et des règles encadrant leur utilisation.
Aucune aide n’est donc actée à ce stade. La Fédé demande une rencontre avec les services de l’État pour examiner la faisabilité du dispositif et ses conditions de financement.
