Réunis à Nouméa, les États et territoires du Pacifique ont adopté ce lundi un nouveau cadre régional pour la conservation de la nature. Cette feuille de route doit guider leurs actions jusqu’en 2030, face au recul de la biodiversité et aux effets du changement climatique.
La 11e Conférence des îles du Pacifique pour la conservation de la nature s’est ouverte ce lundi 7 septembre au centre culturel Tjibaou. Jusqu’à vendredi, près de 400 représentants d’une vingtaine de pays et territoires participeront à environ 80 rencontres consacrées aux océans, aux écosystèmes insulaires et au lien entre les populations du Pacifique et leur environnement.
Après la cérémonie coutumière et les discours officiels, les délégations ont approuvé les conclusions du nouveau rapport sur l’état de l’environnement dans la région. Elles ont surtout adopté le Cadre régional 2026-2030 pour la conservation de la nature.
Ce document doit servir de feuille de route commune pour protéger la biodiversité, développer les aires protégées et mieux coordonner les politiques menées dans chaque territoire. Il précise également les responsabilités des différents acteurs, les règles de gouvernance et les modalités de suivi des progrès accomplis. Il ne crée toutefois pas d’obligations juridiques : son efficacité dépendra des actions engagées et des moyens mobilisés par chaque pays.
Absent du territoire, le président du gouvernement, Milakulo Tukumuli, a appelé dans un message vidéo à renforcer la coopération régionale. « C’est ensemble, en faisant converger nos expériences, nos connaissances et nos moyens, que nous pourrons amplifier notre action », a-t-il déclaré.
La Nouvelle-Calédonie entend également profiter de cette conférence pour renforcer ses partenariats. Johanito Wamytan, membre du gouvernement chargé notamment de l’océan, s’est entretenu avec Murray Watt, ministre australien de l’Environnement et de l’Eau. Les échanges ont porté sur les liens entre le climat et l’océan ainsi que sur une possible coopération autour des aires marines protégées.
Les délégations doivent désormais adopter une déclaration ministérielle fixant leurs engagements communs. La conférence se poursuivra jusqu’au 11 septembre avec un enjeu central : transformer cette nouvelle feuille de route régionale en actions concrètes sur le terrain

