Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron le 3 septembre, la présidente de l’Assemblée nationale relaie le soutien du groupe de contact aux demandes calédoniennes : 61 millions d’euros pour 2026 et au moins 500 millions en subventions pour 2027.

Après les rendez-vous parisiens, les demandes de la délégation calédonienne prennent la direction de l’Élysée. Réuni le 2 septembre avec les élus du territoire, le groupe de contact qui rassemble des députés de différents bords politiques autour du dossier calédonien soutient leur plan d’action face à une situation économique et sociale qualifiée de « critique ».

Le courrier réclame un accompagnement financier de 61 millions d’euros en 2026, soit environ 7,3 milliards de francs CFP. Pour 2027, il défend au moins 500 millions d’euros, soit près de 60 milliards de francs, sous forme de subventions. Des aides qui n’alourdiraient donc pas la dette du territoire.

Ce soutien est demandé en contrepartie des engagements pris par la Nouvelle-Calédonie, sans que le courrier en détaille le contenu.

Deux autres chantiers sont mis en avant : accélérer les procédures de reprise des usines de nickel et signer un contrat de désendettement permettant d’apurer la dette liée aux prêts garantis par l’État. Aucun calendrier ni aucune modalité ne sont précisés à ce stade.

La démarche apporte un appui politique supplémentaire à la délégation calédonienne. Mais elle ne vaut pas accord de financement : les montants défendus dans ce courrier restent à traduire dans les textes budgétaires et à faire voter.