Alors qu’une délégation transpartisane d’élus calédoniens mène depuis plusieurs jours des discussions à Paris sur le soutien financier de l’État, Sébastien Lecornu annonce de nouveaux engagements pour la fin de l’année et 2027. « En Nouvelle-Calédonie, le statu quo n’est pas une option », affirme le Premier ministre, qui entend agir à la fois sur les difficultés financières et les blocages du territoire.

D’abord, répondre à l’urgence. L’État prévoit environ 1,3 milliard de francs CFP pour couvrir les besoins de fin 2026 et près de 6 milliards pour démarrer 2027. Ces crédits doivent être inscrits dans les textes financiers de fin d’année soumis au Parlement.

Des subventions en priorité. Pour 2027, Matignon annonce un soutien renforcé compris entre 47,7 et 54,9 milliards de francs, principalement sous forme de subventions. Cette orientation rejoint l’une des principales demandes des élus en déplacement à Paris : accompagner le territoire sans alourdir davantage sa dette. Le communiqué ne précise toutefois pas si les près de 6 milliards destinés au démarrage de l’année sont inclus dans cette enveloppe ou s’y ajoutent.

Un suivi annoncé. Le premier ministre s’engage à publier un tableau de suivi des mesures et des chantiers de relance, régulièrement actualisé. La répartition des crédits entre les collectivités, leur affectation et le calendrier des versements restent à préciser.

Agir aussi sur les blocages. Pour le Premier ministre, le statu quo « crée du désordre social, économique et politique ». Il souhaite donc engager les simplifications et les ajustements possibles dans le cadre de l’Accord de Nouméa. Le haut-commissaire recevra une mission pour identifier, avec les acteurs du territoire, les mesures qui peuvent être mises en œuvre dès maintenant.

« Notre responsabilité est d’agir maintenant, avec les acteurs calédoniens, chaque fois qu’une avancée est possible, utile et partagée », insiste Sébastien Lecornu. La méthode affichée consiste à avancer sur les points de consensus, sans attendre qu’un nouvel accord global règle toutes les difficultés du territoire.

« Les Calédoniennes et les Calédoniens ne peuvent pas être condamnés à l’attente », souligne le Premier ministre.

Ces annonces ouvrent des perspectives pour les finances calédoniennes. Reste désormais à ce que les montants promis soient effectivement inscrits dans les textes budgétaires et votés par le Parlement en fin d’année, puis versés selon un calendrier permettant aux collectivités de préparer 2027.